Circoncisions et ordre moral, le monde en danger - Sigismond
From Peaceful Beginnings
(philosophie et concepts de base de la lutte contre les mutilations sexuelles)
CE N'EST PAS PARCE QUE VOUS N'AVEZ PAS DE CLITORIS OU DE PREPUCE
QUE VOUS N'AVEZ PAS DROIT AU PLAISIR
LES ENFANTS AUSSI Y ONT DROIT !
"Ce n'est pas la peine de dire
"Que les enfants nous ressemblent,
"Qu'ils ont les mêmes cicatrices,
"Et qu'ils naissent avec la violence.
"Ca nous arrange bien de dire ça,
"Ca nous aide à les éduquer,
"A notre image, à notre image.
"Ce postulat : parents, savoir, pouvoir,
"Et cette dictature sournoise
"Qui les éloigne de leur beauté initiale… "
Morice Bénin
Définition des mutilations sexuelles infantiles (*)
La préservation du clitoris et du prépuce se fonde sur six faits qui illustrent leur caractère essentiel à la vie. Ces faits définissent les MSI : éducation par la violence, les mutilations sexuelles infantiles castrent les enfants des organes spécifiques de l'autosexualité, en traumatisant profondément, et le plus souvent inconsciemment, la personne humaine. Rituels d'appropriation de l'individu par le groupe, elles prétendent soumettre les enfants et augmenter leur "valeur" sociétale (et quelquefois marchande) en détournant la sexualité du plaisir vers la reproduction, surtout pour les femmes. Cette prétendue supériorité vise à discriminer étrangers et opposants.
Premier fait : infantile. Le concept de MSI n'est pas encore très répandu mais il permet seul de faire face à la réalité que la mutilation sexuelle est pratiquée par les adultes sur les enfants. Cependant, historiquement, les féministes occidentales, qui ont été à l'avant-garde du combat, ont ignoré et ignorent encore les mutilations infantiles pour ne parler que des féminines. S'appropriant la lutte, elles en font une joute entre adultes des deux sexes et accusent les défenseurs des enfants d' "amalgamer excision et circoncision". Mais on n'a pas le droit d'amalgamer la violence contre les adultes et la violence contre les enfants. La guerre des sexes est une guerre d' "adultes ignorant l'enfant en eux-mêmes" (Maud Mannoni) mais la guerre des générations, c'est la guerre aux enfants.
Deuxième fait : sexuelles. Les MS ne sont pas "génitales" ; elles portent sur les organes spécifiques des préludes ou de l'autosexualité. Le clitoris notamment, est le seul organe humain destiné au pur plaisir, sans aucune fonction secondaire. Il ne s'agit donc pas d'empêcher la reproduction mais de diminuer, supprimer ou transformer le plaisir en douleur (excision). Chez le garçon, cette émasculation est limitée au plaisir féminin, préputial. Mais chez la fille, la mutilation du plaisir masculin, clitoridien, entraîne souvent celle du plaisir féminin, vaginal, et la mutilation du plaisir peut être totale ; la femme est fréquemment rendue frigide.
Troisième fait : la mutilation physique. Pour les 80% de la population mondiale qui tirent plaisir de ces organes, la jouissance particulière qu'ils procurent, éventuellement extrême, est indiscutable, aussi bien pour l'homme que pour la femme. De récentes découvertes anatomiques apportent un fondement indéniable à cette affirmation empirique. Celle de Taylor, en 1996, concerne la fonction d'exquise mécanique érogène de l'anneau de l'extrémité du prépuce. Depuis cette date, il est scientifiquement démontré que l'amputation de l'organe féminin masculin est une véritable mutilation sexuelle ; le prépuce n'a pas seulement une fonction de protection de l'érogénéité du gland mais aussi celle de zone hautement érogène. Cette découverte n'a pas reçu le prix Nobel de médecine et reste ignorée, bien qu'elle ait été expérimentalement confirmée par l'enquête de sensibilité de Sorrells. Enfin, la troisième fonction sexuelle du prépuce, celle de coussinet mobile réducteur de friction dans le coït, a aussi été mise en lumière. Elle explique pourquoi les africaines aux partenaires sexuellement mutilés sont plus touchées par le SIDA. Plusieurs enquêtes statistiques ont montré que le statut de circoncision est sans influence significative sur la transmission des MST, sauf, à moyen terme, le SIDA. Cependant, devant la circoncision de masse mise en avant pour le combattre, on doit rappeler que l'éthique élémentaire interdit la mutilation pour motif prophylactique, tout particulièrement celle des enfants. Personne n'a le droit de pratiquer la circoncision sans motif médical avéré et sérieux, sur les enfants comme sur les adultes.
Quatrième fait : le traumatisme psychique. Mis en lumière par Freud, les traumatismes portant sur la sexualité infantile sont au fondement de la découverte de l'inconscient et donc une cause profonde de maladie mentale. Portant atteinte à l'image du corps, la castration des organes spécifiques de l'autosexualité a de fortes répercussions émotionnelles et provoque un grave traumatisme, le plus souvent inconscient. L'autosexualité, la toute première sexualité, la plus simple, la plus innocente et naturelle, est gravement culpabilisée, consciemment ou non. Les MSI menacent les garçons de castration totale mais même dans les cultures non circonciseuses, les petites filles souffrent, inconsciemment mais bien davantage que les garçons, de la menace associée à la circoncision. En effet, si l'on ne détruit que la paupière du gland chez le petit frère, que ne risque-t-il pas d'arriver à un organe aussi petit et de pure jouissance, sans aucune fonction protectrice ou génitale ? Lorsque des esprits malades annihilent (excision) ou amoindrissent (circoncision) sauvagement l'existence d'un pur plaisir personnel, l'enfant tombe malade et recherchera le plaisir dans les perversions, sadiques et/ou masochistes, telles qu'en faire autant à ses propres enfants, la dépression ou les addictions. Dans de nombreux cas, la maladie mentale est une réaction pathologique à la perversion de l'éthique parentale.
Cinquième fait : la prise de possession de l’enfant par le groupe par l'imposition de la loi du plus fort. Le sacrifice humain d’une partie du corps est symbolique de l'appropriation de l'individu par le groupe mais il n'est pas seulement symbolique ; il joue sur un puissant mécanisme psychologique d'asservissement de la personne. En effet, pour l'inconscient et pour la pensée fétichiste, infantile ou primitive, la partie vaut pour le tout (cf. les abus du vaudou qui, après l’abolition des mutilations sexuelles par les esclavagistes, "possède" ses victimes au moyen d’une mèche de cheveux coupée, jusqu’à les forcer à la prostitution). Cet abus de pouvoir trouve des prétextes dans un illusoire savoir adulte et une inacceptable possessivité : "Je sais, donc j'ai le droit de disposer de ton corps."
Sixième fait : la discrimination. Les MSI sont effectuées pour garantir une prétendue supériorité morale, isolant l'ethnie par un racisme artificiel, et quelquefois pour favoriser l'endogamie. Elles sont aussi une mesure d'asservissement par exclusion des opposants.
La fonction sociale des mutilations sexuelles est de donner droit au mariage en certifiant un passage à l'adulte accompli dans la soumission à l'ordre établi. C'est un faux certificat. On peut craindre au contraire que, dans les sociétés qui les pratiquent, rares soient ceux qui parviennent effectivement à l'âge adulte, caractérisé par la reconnaissance de la différence des sexes et du désir de l'autre, acquisition permettant seule l'accès des peuples à la démocratie. Voilà pourquoi nous nous élevons contre les appellations sexistes dressant un genre contre l'autre au lieu de les rassembler pour la défense des tout petits. Les mutilations sexuelles sont irréversibles. Elles frappent plus particulièrement trois catégories de la population : les enfants, les célibataires et les veufs. Tant que prévaudra le discours féministo-masculiniste ignorant la sexualité infantile, les MSI ne pourront pas être éradiquées.
L'agent des MSI : l'ordre moral
Le philosophe juif Maïmonide, le premier, au XIIème siècle, a attribué à un ordre moral la responsabilité de la mutilation sexuelle. Nous nous élevons contre cet ordre sociétal et religieux, faussement moral, qui tente de dominer et instrumentaliser l'enfant au nom de la "pédagogie noire" ("Tais-toi, c'est pour ton bien !"), par des punitions corporelles terroristes réprimant l'autosexualité : marquage possessoire, mutilation et torture. Sous couvert de folklore et de rites identitaires ou de passage à un âge soi-disant adulte, elles ont pour unique but d'obtenir la soumission et la prétendue pureté morale et physique de l'enfant, par une violence et une menace qui le traumatisent. Étant relativement mineurs, ces crimes contre l'humanité (les enfants) sont pardonnables dans la mesure où ils reposent sur une coutume antique et héréditaire mais à condition de cesser.
Ces coutumes barbares ne sont pas réservées à l'islam, au judaïsme et à nombre de tribus primitives mais existaient aussi en Asie où les chinois mariaient plus facilement leurs filles au moyen de la torture du bandage des pieds et où les balinais coupaient à ras les incisives des jeunes gens de façon, probablement, au moins à l'origine, à éviter le risque de morsure pendant les abus sexuels. La circoncision a aussi envahi les pays Anglo-Saxons au 19ème siècle pour ne reculer qu'au 20ème, et se généralise en Corée du Sud.
Ces barbaries sont accompagnées par la répression verbale. Cette dernière opère une mutilation mentale, seule présente dans le reste de l'humanité. Cette MS au sens large asservit semblablement l'individu au puritanisme hypocrite. Sans peut-être être irréversible, la mutilation des esprits par la parole, paulinienne, chrétienne, occidentale et puritaine, est presqu'aussi redoutable que les excisions physiques. Elle a le même but de rendre l'individu docile en le traumatisant par une véritable mise sous terreur inconsciente fondée sur le décret stupide qui, sans même l'avouer, fait de l'autosexualité le péché originel. Elle est féroce et dangereuse parce qu'elle est un mensonge à la fois parental et sociétal, difficile à extirper des consciences. Les dommages provoqués par la répression mentale sont aussi incalculables que ceux de la répression physique.
Contre ces violences, les études transculturelles de l'anthropologie américaine (cf. James Prescott, violence.de) ont, avec une corrélation statistique absolue, étendu à des populations entières les observations cliniques de la psychanalyse; elles affirment que la violence est inhibée par le plaisir et réciproquement, et qu'elle est conséquence de la carence de tendresse dans l'enfance et de l'interdiction de la sexualité prémaritale. Les découvertes de la psychanalyse, c'est-à-dire d'une part la sexualité infantile et l'inconscient freudiens, d'autre part l'accent mis par Alice Miller sur le traumatisme infantile (alice-miller.com) vont dans le même sens : la violence dans l'éducation, plutôt que les soins tendres, a un résultat catastrophique : elle génère la violence, la dépression ou les addictions (névrose, psychose et perversion).
La biologie, l'anatomie et la neuro-anatomie, la médecine prophylactique, la psychiatrie, la sexologie, l'éthique, le droit, la sociologie, l'ethnologie, l'histoire des cultures et des religions, et la psychanalyse, les sciences humaines sont unanimes à prendre la défense d'organes parfois prétendus superflus mais en vérité détruits parce qu'ils sont les organes spécifiques d'une pratique taboue : l'autosexualité.
Les MSI : comble de la répression de la sexualité infantile
Voici plus d'un siècle, Freud se faisait déjà le défenseur de la sexualité infantile, incluant le voyeurisme et l'exhibitionnisme naturels. En vérifiant son existence (manusexualité et auto-fellation) jusque dans la matrice, l'échographie prénatale lui apporte aujourd'hui un puissant soutien. Cependant, l'autosexualité est toujours réprimée d'une façon ou d'une autre.
Imaginez en effet un être qui a librement pratiqué l'autosexualité dans le ventre de sa mère. Cet être, c'est vous. Supposez maintenant qu'à la sortie de cet Éden, un jour où vous êtes tranquillement dans votre bain, on vous fasse soudainement les gros yeux en vous disant sévèrement : "Pourquoi est-ce que c'est comme ça ? Tu y as touché ?" Ou alors, vous vous apercevez qu'insidieusement, hypocritement, tout le monde autour de vous non seulement condamne la nudité mais encore déprécie votre acte d'amour de vous-même en le désignant par des termes péjoratifs et réprobateurs. La racine (manus stupratio) du plus courant, désigne le trouble – ainsi dans per-turbation – et la turpitude. "Autosexualité" doit remplacer le terme odieux, inventé par des célibataires religieux, culpabilisés et prétendument chastes mais se révélant parfois pédophiles, qui doit être rayé du vocabulaire. La lutte contre les violences et crimes sexuels, dont les MSI, passe obligatoirement par là.
La répression de la sexualité dite – bien à la légère – infantile résulte de ce tabou universel. Les enfants ou les jeunes gens perçoivent affectivement la répression de la sexualité comme une menace de mort par perte de l'amour et donc par abandon. Mettant le plaisir hors la loi, contrairement à la loi naturelle, une telle menace ne peut que s'opposer à l'heureuse résolution du complexe d'Œdipe qui implique l'adhésion à la loi. Aussi est-elle susceptible de bloquer l'enfant ou l'adolescent dans son développement. Les perversions – notamment la pédophilie, sœur jumelle de l'homophilie – et le viol sont la conséquence directe, aggravée par le tapage sexuel des médias, de l'hypocrite réprobation publique de ce que chacun pratique allègrement en privé. Seuls les séducteurs, les violeurs, les pédophiles et les homophiles se masturbent, dans leurs victimes, leur accordant le même mépris que celui qu'ils ont subi dans leur sexualité d'enfants. Ils n'auront plus ce besoin lorsque l'autosexualité sera universellement reconnue.
Comble de cette répression (**), les MSI génèrent une violence particulièrement élevée. Elles n'accueillent pas l'enfant ou l'adolescent dans une société régulée par la différence des sexes et des âges mais l'enrôlent dans des bandes guerrières par une initiation militaire barbare. Sur les dix génocides des temps modernes, un seul n'a pas impliqué de sexuellement mutilés d'un côté ou de l'autre. Les guerres sont trois à quatre fois plus fréquentes dans les pays circonciseurs, la peine de mort y est deux fois plus répandue et ils sont les seuls à exciser les filles. En Norvège, 60% des viols sont commis par 2% de la population qui sont circoncis et l'on peut se demander si les autres violeurs n'auraient pas subi une rétraction forcée du prépuce. Les MSI sont le terreau du sexisme, de la paranoïa, du fanatisme et du terrorisme de groupe ou d'état.
La discrimination par les MSI
1) L'atteinte au respect de la personne et de l'espèce humaine
Les signes physiques distinctifs portent atteinte à la dignité humaine d'une façon typique de l'ordre moral : une violation de l'intimité. Marquer le corps en fait un placard publicitaire et Moïse et Mahomet ont interdit les tatouages parce qu'il ne doit pas être traité comme une marchandise. Baisser les culottes des enfants pour les mutiler les humilie.
Ensuite les marquages physiques s'attaquent à l'espèce humaine. Fonder une identité collective sur une atteinte à l'identité de l'espèce n'est pas seulement dégradant, c'est aussi discriminatoire puisque cela conduit à se croire une supériorité illusoire, voire à s'en targuer. Aucun peuple ne saurait se tailler au couteau sur le corps de ses enfants une identité purement formelle sans offenser le reste de l'humanité. Une identité collective fondée sur une mutilation est une identité d'aliénation collective par auto-exclusion.
2) Une double exclusion : discrimination de l'individu et des autres groupes ethniques
Le proverbe africain : "Un incirconcis n'est pas un homme !" implique que l'absence de mutilation entraîne le rejet par l'ethnie. Cet accessoire systématique des mutilations sexuelles révèle leur signification profonde de mesure d'exclusion, de barrière au mariage hors du groupe en dissuadant les enfants de se mêler à ceux des groupes voisins, un des principaux soucis des racistes.
Destinées à séparer le groupe des autres, les MS sont un acte sectaire, parfois commis au prétexte de la religion et censé apporter une supériorité morale, voire même sexuelle. Mais l'exclusion appelle la haine. De grands penseurs (Spinoza, Freud) ont dénoncé la circoncision comme source de haine de la part des peuples voisins. Les MS sont encouragées par les régimes tyranniques qui s'en servent aussi bien d'initiation pour leurs troupes que de signe de distinction tribale. Elles ont le plus souvent un caractère sexiste. Prenant pour alibi les festivités du folklore, cette incitation à la discrimination est imposée par des élites militaires et religieuses au comportement adolescent. Le signe communautaire est toujours un appel au nationalisme et un signe de guerre. Tatouages, voiles, burkas, scarifications, clitoris et prépuces coupés, dents cassées, lèvres vulvaires étirées, obésité forcée, pieds bandés, peine de mort, aux armes, et cetera…, l'escalade des très ethniques techniques de manipulation des esprits par la mutilation des corps – le grand instrument de la guerre des générations et des sexes, canalise les besoins humains au service des intérêts des classes dominantes. Elle tente de détourner la sexualité du plaisir au profit de la reproduction. Antisexuelles et antidémocratiques car prétendant fabriquer des êtres prétendus purs et supérieurs aux autres, les mutilations sexuelles discriminent les groupes ethniques voisins et les individus du groupe lui-même qui les refusent. Plus fascistes que le fascisme, elles sont insupportables aux fascistes ; ce n'est pas une raison pour que les démocrates les tolèrent.
Conclusion
"Tout est toujours à recommencer." Raoul Dugay
Tout se passe comme si certaines sociétés, devant l'absence de signe biologique de passage à l'âge adulte, en fabriquaient de toutes pièces, pour s'en targuer. Ces sociétés semblent ignorer que l'homme n'est qu'un enfant qui prend de l'âge et que celui qui est incapable de régresser est aussi incapable de progresser et s'enferme dans l'obscurantisme. Les mutilations sexuelles ne sont pas racistes ; c'est un racisme artificiel, plus raciste que le racisme, qui fabrique "des surhommes" (Dr Wluczka). Elles sont l'instrument d'une tyrannie particulièrement efficace. Fondées sur une perversion de l'éthique détournée en moralité moralisante, elles prétendent donner des leçons au peuple pour le seul profit de la cruauté de ceux qui l'exploitent. Elles créent la névrose au sein du peuple pour donner une base sociale à la névrose des dominants. L'abolition de ce crime contre l'humanité n'est qu'une étape dans la lutte contre la répression de la sexualité des jeunes et pour le droit de la personne humaine à la libre disposition de son corps et au respect de son intégrité physique, sentimentale et mentale.
Version française, révisée et sans coupures faute de temps, d'une conférence prononcée le 4 septembre 2008 à l'Université de Keele (R.-U.), lors du 10ème symposium international organisé par NOCIRC, NORM-UK et la faculté de droit de l'Université de Keele.
Sigismond (Michel Hervé Navoiseau-Bertaux), HEC, Lic. Sc. Éco, DECS.
Chercheur en psychanalyse et spécialiste des mutilations sexuelles infantiles, auteur de "Mutilations sexuelles infantiles, le point de vue de l'enfant", disponible gratuitement sur intactwiki.org et http;//groups.msn.com/circabolition. oldsigismund@hotmail.com
(*) L'expression "mutilations sexuelles infantiles" est récente. On la trouve, implicitement, dans le nom de l'Association contre la mutilation des enfants (1989), elle apparaît dans la thèse de doctorat de droit de Maître Caroline Gonzalès (http://enfant.ovh.org/circ.pdf), sur la couverture d'un livre de Gérard Zwang (Histoire des peines de sexe, 1994), puis sur internet, en 2006 (http://www.bodieslikeours.org/forums/archive/index.php/t-1805.html).
(**) Les MSI sont particulièrement nuisibles dans le cas du nourrisson (pays Anglo-Saxons de la fin du 18ème siècle jusque vers le milieu du 20ème, Corée du Sud, Judaïsme orthodoxe) où la circoncision, perpétrée avant l'âge de la parole, ne peut être verbalisée, ce qui empêche la substitution de la société à la mère et rend plus horrible le choc émotionnel. Les meilleurs observateurs de l'enfance recommandent fortement la naissance en douceur (Leboyer), l'allaitement jusqu'à l'âge de la parole et le portage jusqu'à celui de la marche. On est aux antipodes des sauvages ordalies de séparation d'avec la mère.

